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Les mondes de Tiou
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L'éternel insatisfait

Tout allait bien pourtant. Tout roulait assez bien.

Les jours s'égrénaient et pas d'ennui à l'horizon. Quelques coups de gueule sur des conneries diffuses, mais pas de profondeur de mécontentement.

J'ai pas fait gaffe. C'est venu comme ça.

Une nuit agitée, les boyaux qui se tordent.

Pas de sens à tout ça. Juste que ça ne va pas. Et on se dit ça passera. On évite de penser. Le soir on s'abruptit pour ne pas tourner et virer comme un con en cherchant le sommeil qui se planque derrière des envies d'autre chose.

Il dort lui à côté. Je l'envie. Le regarde un peu puis essaie de vider la tête de toute la rencoeur et de tous les projets qui passeront un coup de karcher sur cette situation qui me fait chier tout les matins.

Les boyaux se retordent. Chaque nuit un peu plus. Et la douleur persistent au delà du matin. Mélange d'inquiétude et d'écoeurement.
Je te reconnais, va ! Tu me prends pour un con ? Je ressens la poisse laissée par l'amertume. C'est la couche épaisse déposée sur ma langue qui coule dans mon ventre et m'inflige tout ça.

Putain, mais qu'est-ce que j'ai ? Je suis vraiment un éternel insatisfait où ai-je des raisons de trouver tout ça laid ?
Ai-je confondu la volonté de progresser et le besoin de tout envoyer balader ?
Suffit-il d'un grain de sable pour me faire dérailler ou suis-je réellement dans un panier de crabe inextricable ?

Je sais plus moi. Je m'interroge sur tout. Ce que je fais. Ce que je voudrais faire. Ce qui pourrait rendre ma vie encore mieux.
Je me demande aussi si ça s'arrêtera un jour. Si un jour réellement je me dirait : ça y est !

Quand je vois l'évidence de la réponse à mes questions, je me marre un peu. Un peu jaune. Un peu mal. Trop de comptes à régler pour que ça s'arrête tout de suite.
Il le sait, lui qui dort. "Tu ne seras jamais heureux ! Il t'en faudra toujours plus"
Mais toi tu me suffis ! Avant, j'avais aussi la boulimie des corps et des nuits qui s'enchainent ! Et puis un jour voilà ! J'ai fini par trouver ma place !
Alors ?

Et bien veillons ! La pourriture est trop avancée ici. Alors tentons tout ailleurs. Un nouvel univers, quelques crans en moins aux menottes des complexes qui m'empêchent de me sentir à la hauteur et qui me poussent sans cesse à vouloir me dépasser.

C'est con ! Je la connais la clef de cette fringale de mieux ! Je le sais et je me dis parfois : "eh oh calme toi !". j'essaie même de me fouttre au régime. Je voudrais ammoindrir ma frutration chronique !

Pour l'instant je vais la soigner avec un coup de nouveau taff. Et ça commence à urger parec que les symptômes, c'est ce putain de mal de ventre qui m'empêche de dormir et de profiter des moments qui pourraient être sympas !

Et je peux vous dire que je déguste !
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D
C'est toujours un plaisir de te rencontrer et ç'est toujours un bonheur de te lire même si les sentiments avoués sont parfois un ramassis de peine et de déchirement intérieur.Je suis mal placée actuellement pour tenter d'emettre un jugement positif mais je vais juste te dire une chose: quand on fait sa valise pour vivre autre chose,on est au départ ravi de changer d'univers,pensant que la clé est dans le renouveau du paysage,tu penses que le fait de bouger les gens et les meubles de place sont les solutions à un état d'âme torturé?Lorsque l'on débarque fraichement dans cet autre endroit et bien on constate amèrement qu'en deballant cette satanée valise,les tracas sont là sous notre nez....Partir serait une erreur,t'éloigner des gens qui t'aiment tant te plongerait progressivement dans le néant.Je fais partie de ces gens qui auraient du mal à cacher leur tristesse si un jour tu devais nous annoncer...Ben oui Tiou,on deviendrait quoi sans notre petit coeur tout mou?1001 pensées du papillon!
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