Samedi soir (14 juin 2008) le Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi (UMP), était invité sur le plateau de l'émission On n'est pas couché. Interrogé par
Laurent Ruquier sur l'évolution du PACS, Roger Karoutchi s'est dit « très favorable à l'union civile » en souhaitant que dès 2009, cette union signée en mairie offre
« des droits équivalents au mariage, tant sur le plan patrimonial, fiscal et social ».
Ma réaction (en commentaire à l'article) :
Les détracteurs (au mariage gay) pensent que nous demandons une faveur.
Or, nous demandons seulement réparation sur une inégalité, la regression d'une discrimination insinuée bel et bien dans le fondement de nos lois et de la structure de notre société.
Le code civil sert de prétexte aux "Contres". Un code qui a été écrit pour gérer les relations familiales telles qu'elles étaient IL Y A 200 ANS ! Et qui a très peu été révisé depuis !
C'est grâce à ça qu'une jeune femme a vu son mariage annulé pour cause de non virginité !
Dieu Merci, cette aberration a donné lieu à une réflexion sur ces dispositions !
Alors, fichtre ! Que le code se mette à la page et qu'il corresponde à la réalité de notre vie !
Quand à l'ordre moral, il n'en sera pas perturbé ! On sortira juste de l'hypocrisie.
La France continue sur ces points à faire honte et finalement, on accepte de légiférer d'un côté sur des questions morales pour moderniser les pratiques, et d'un autre côté on se cache derrière ces
mêmes valeurs morales archaïques pour cacher/justifier l'homophobie pure et simple de nos législateurs qui ont nos étreintes en travers de la gorge.
Vraiment, tout ces débats stériles et hypocrites me fatiguent.
La vérité, c'est que l'état viole nos droits. Il faut que cela cesse.
Messages à l'attention de ceux de mes amis qui sont "Contre" :
Je ne comprends pas un point de vue différent du mien, et je crois que c'est un des seuls points (voire le seul) politiques qui me met en rogne et sur lequel je n'admets pas d'arguments contre, je
ne tolère rien.
C'est une question qui va au-delà de l'idéologie ou de l'appartenance à un parti. Ce n'est pas pour moi une question politique ou sociale. C'est une question humaine, passionnelle. C'est un combat
qui s'impose et que je ne veux pas modérer parce qu'il me meut au plus profond.
Et lorsque je dis que mes droits sont violés, c'est parce que je ressens réellement celà comme une injustice terrible.
J'ai mis beaucoup de temps à accepter mon homosexualité. Et je suis arrivé à un point où je me sens en rien différent de mes amis hétérosexuels. Et j'ai la chance d'être entouré d'hétérosexuels qui
traitent ma vie privée avec la plus grande indifférence.
Alors je ne vois pas pourquoi l'état s'abroge le droit de faire autrement.
Derrière, il y a la question des enfants. Oui.
Peut-être souffriront-ils de la situation ?
Mais s'ils souffrent, ce ne sera pas d'avoir deux papas ou deux mamans qui l'aiment.
Ce sera du regard des autres, ceux qui sont contre et qui n'acceptent pas.
Et donc, ON est privé du droit et surtout du bonheur d'avoir un enfant parce que le gars d'à côté ne supporterait pas ?
Ok. Maintenant "expliquez-moi comme si j'avais 4 ans" qui est le méchant là dedans !
Voilà. Je crois juste que la colère qui m'anime quand on aborde ce sujet est à la hauteur du vide que je ressens face à la stérilité de mon existence.
ça change quoi pour vous. Parce que pour moi, c'est important.