Mercredi 9 janvier 2008
Tourbillon-copie-1.jpgAhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Stooooooooooooooppppppppp !

Stop , ça suffit ! J'ai assez laissé tourner. Je me suis retrouvé aspiré par le syphon de mes angoisses, et au lieu de me poser et de me laisser porter je me suis épuisé à lutter et relutter contre une chutte inéluctable !

je le sais pourtant que quand c'est la merde c'est la merde ! Je ne vais pas me la jouer Don Quichotte et me battre contre des moulins à vent !

La seule solution : me poser 30 secondes, évaluer rationnellement les possibilités, les options, les fins possibles, et essayer de préparer des parades à toutes les situations en attendant que le jeu revienne à moi !

Ah ! Ben ça va mieux ! Je suis soulagé ! En fait je n'ai qu'à attendre !

Oui, bon presque. Je vais quans même préparer un plan B, et même un C et un D tant qu'on y est ! Car ma bonne étoile à la fâcheuse tendance à me laisser en plan PILE au moment où j'en ai le plus besoin. Donc, je ne peux compter que sur moi.

PROBLEMATIQUE : Au boulot c'est la cata. ça fait plus de 3 ans que je suis le calife à la place du calife. Je suis sous les ordres d'une nana dont le talent se situe entre le nombril et les genoux, et en tant que son bras droit, comme elle dit, j'ai l'immense privilège de me tapper tout son boulot, de surveiller ses dossiers, d'encadrer un tant soit peu l'équipe ... Elle reste sur le devant de la scène, dit bonjour à la dame, fait des sourires pour la photo, mais il faut pas lui en demander plus. En échange de mon bon et loyal dévouement, elle a fait jouer ses relations (qui a dit sexuelles ? ;-)) pour que je puisse jouir de certains avantages : formations, revenus confortables et un grande grande grande autonomie ! Teu !

Oui, vu comme ça, il y a plus mal lotti. Sauf que depuis quelques temps, ben le deal ne me convient plus du tout.

D'une part, il y a quelques temps, nos dirigeants lui ont subtilement signifié qu'elle se reposait un tantinet trop sur moi et qu'il allait falloir les convaincre de son utilité. Depuis, la tigresse (surnom donné par mon directeur) se débat pour essayer de se rendre utile, comme une maman dont les enfants sont partis depuis trop longtemps et qui essaie de donner le biberon à leur progéniture, histoire d'être encore là pour quelque chose.
Donc, elle essaie de travailler ! Sauf qu'elle n'y arrive pas ! Donc maintenant, non seulement je continue à me farcir une grosse partie de son boulot, mais en prime je dois rattrapper ses conneries et ses oublis et la surveiller comme du lait sur le feu !
Franchement, vallait mieux qu'elle ne fasse pas grand chose ... étrangement, je préférais.

En plus, afin que je puisse être dédommagé de mon implication sans limite et de ma disponibilité intégrale, sans pour autant trop officialiser la situation, on a trouvé un subterfuge : j'ai pris en charge une partie de mon travail en free-lance, ce qui m'assure un revenu complémentaire non négligeable. C'est très bien sauf que c'est vachement risqué pour moi dans la mesure où la source peut se tarrir du jour     au lendemain, ce qui évidemment ne serait pas cool du tout ! mais alors du tout !

Elle se permet aussi de me faire retomber ses conneries dessus, histoire de redorer son blason et de ternir le mien. Je ne pense pas qu'on accorde une grande valeur à ses pirouettes, d'autant que dès le début on m'avait prévenu de ce trait de sa personnalité, mais j'avoue que je ne me sens pas serein sachant qu'à tout moment je pourrais endosser, sans le savoir, des responsabilités qui ne sont les miennes.

Enfin, si les années passées m'ont permis d'acquérir une expérience solide et riche dans un domaine passionnant, l'absence de reconnaissance réelle pourrait me reconduire à la case départ en cas de changement de crêmerie.

Je mesure en ce moment le caractère bancal et précaire de ma situation, et ceci m'effraie beaucoup. J'ai pleins d'options, dont quitter mon emploi pour un autre. Ceci dit, dans mon domaine d'activité, les offres ne font pas légion, et retrouver un boulot aussi interessant à Bordeaux me semble très très difficile. Je dois donc envisager un nouveau départ. Mais en attendant, j'ai besoin que mon travail réel soit considéré réellement afin de repartir ailleurs là où je me serais arrêté.

J'ai un peu fait part de ma volonté de reconnaissance et de mes doutes quand à un avenir pour le moins incertain. J'ai proposé des formations qui pourraient bien s'avérer très utiles dans mon futur professionnel, et j'ai suggéré une évolution de mes conditions d'emploi, histoire de ne plus être le petit assistant que j'étais il y a 4 ans.

J'espère que mon appel sera bien perçu. J'ai bien peur que, me sentant lui échapper, elle mette tout en oeuvre pour faire passer ma requête pour un caprice et bloque non seulement mon accession mais aussi mes plans B, C et D dans le marasme qui dirige en huis-clos toute l'activité de notre belle région pourrie par le sceau de la bourgeoisie bordelaise à laquelle je ne fais décidemment pas partie, Dieu m'en préserve !

Prochaine étape : je suis convoqué à un entretien lundi. Et j'avoue que ça ne me rassure pas du tout ...

De toute façon, Alea Jacta Est !
par Mathieu publié dans : Debout !
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