Je me promène sur la toile. De clic en clic, je saute
de page en page, de blog en blog.
J'apprécie ce forum qui accueille les cris de ceux qui jusqu'ici n'avaient qu'à fermer leur gueule. Ces Monsieur-N'Importe-Qui qui vibrent bien plus que la plupart des cons à qui on donne la parole
dans la vraie vie. Et finalement je me dis que la vraie vie est peut-être ici.
Je parcours les blessures, caresse les frissons. Je compatis aux meurtrissures et vibre aux grands bonheurs. Comme par procuration, je cherche à y revivre des brûlures, m'efforce de m'y
reconnaitre, dans ce que je lis, dans ce que je vois. Je me rappelle aussi qu'avant, j'avais besoin de cet oratoire pour y larguais les lestes de mon dégout et de ma douleur.
Je me rends compte qu'en ce moment, ce que je peux y dire est bien indigent face à ce que je peux y lire. Je le déplore un peu, en fait, mais ma rage somnole et mon rôle à présent est plus de
sentir la trace des autres que d'y laisser la mienne.
Je saute donc de page en page, de blog en blog. Je m'y mets en colère pour ceux qui les écrivent. Je m'y plonge quelques minutes dans la tristesse de ceux qui en chient. Je me rappelle. Je n'oublie
pas.
J'aurais bien des combats, des insultes et des coups de poignards à revenir jeter. Mais pour l'instant, je préfère assister au spectacle des âmes de ceux qui sont plus meutris que moi. Je n'en suis
pas moins présent. J'en suis juste un peu moins acteur.
c'est toujours aussi bon de te lire "grand" Mathieu, je suis toujours fan de ton blog malgré les coups de gueule, mais c'est toi et j'ai envis de te feliciter pour ce que tu es, ne change rien. Je ne t'oublie pas , jamais.... affectueusement (le minipouss de la rochelle)