Mercredi 25 juillet 2007

Mon questionnaire de Proust.


Une série pré-établie de questions qui peut-être vous permettront de me connaitre un peu plus.


Votre principal trait de caractère ?

La franchise et l'intégrité

Votre principale qualité ?

Généreux

Votre principal défaut ?

Colère

Votre occupation préférée ?

Ecrire ou lire

La qualité que vous recherchez chez un homme ?

Qu'il m'épaule

La qualité que vous recherchez chez une femme ?

Qu'elle me comprenne

Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis ?

La joie de vivre qu'ils me donnent

Que possédez-vous de plus cher ?

Mon chat ! lol

Qu'avez-vous réussi de mieux dans votre vie ?

Ma carrière

Votre plus grande inspiration ?

Le manque (de tout ... d'amour, de quelqu'un, d'un endroit, de reconnaissance ...)

Votre plus grand bonheur passé ?

Le jour où je me suis rendu compte pour la première fois que j'étais tombé amoureux

Votre plus grand malheur passé ?

Le jour où, il y a deux ans et demi, j'ai dû quitter mon chez moi.

Votre plus grande peur ?

Les araignées ! lol

Votre plus grand regret ?

Ne pas l'avoir embrassé une dernière fois

Votre idéal de bonheur terrestre ?

Simple : le quotidien à deux douillet et vivant et juste assez d'argent pour découvrir le monde

Le comble de la misère ?

L'Inde. Je voudrais les aider mais ne trouve pas le courage.

Le pays où vous désireriez vivre ?

Le Québec.

Votre mot favori ?

Allons-y

Votre juron favori ?

Putain de sa race

Vos héros de fiction ?

les X-men ! lol

Vos héroïnes de fiction ?

les X-Women ...lol

Vos héros réels ?

les bénévoles qui parcourent le monde pour aider les autres. Si seulement j'avais le courage.

Vos héroïnes réelles ?

Les suffragettes

Le fait militaire que vous admirez le plus ?

J'admire pas beaucoup les faits militaires ... je les tolère tout au plus lorsqu'ils sont indispensables. Je les déplore quoi qu'il en soit.

La réforme que vous admirez le plus ?

La révolution Française

Le don de la nature que vous souhaiteriez avoir ?

l'écoute des femmes

Les fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence ?

Les fautes liées à la convoitise. Je comprends qu’un mec privé de tout au milieu de tout ce merdier soit tenté d'essayer d'accéder. On appelle ça le supplice de Tantale

La partie de votre personnalité que vous aimeriez changer ?

J'aimerai être moins nombriliste

La partie de votre physique que vous aimeriez changer ?

Malgré les imperfections je vis très bien avec le global.

Seriez-vous capable de tuer quelqu'un ?

J'espère pas. Mais je n'en sais rien. je ne me suis jamais trouvé en situation de ...

Croyez-vous à la survie de l'âme ?

Oui. Mais je ne sais pas de quelle manière.

Comment aimeriez-vous mourir ?

En dormant

Votre devise ?

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait

Votre état d'esprit présent ?

Combatif. En finalisation de reconstruction. Assez peu confiant en l'avenir cependant.

 

par Mathieu publié dans : Rien de Particulier ...
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Lundi 23 juillet 2007
Ce matin ils ont viré au gris. Caméléon des météos. Ils ont troqué les couleurs vives de leurs petits polos pour les manches longues des gabardines sombres.

Ils ont jeté les sacs à dos remplis de vivres et de cahier de vacances, de billes et de raquettes en bois. Ils ont endossé les lourds cartables en cuir qui sentent bon le bois neufs des crayons, l'odeur douce d'amande des pots de colles qui se mangent. Les cahier sont immaculés en attendant les pattes de mouche de l'apprentissage.

Son papa lui tient la main et l'abrite sous son parapluie noir. Ils traversent le macadam pour rejoindre le portail.

Il se mettra en rang entre les deux platanes. Il secouera ses pieds dans les feuilles orangées que l'automne a commencé à brûler.

Il entendra son nom et il ira rejoindre la ligne moins épaisse de ceux qui seront confié à leur nouvelle maîtresse. Son angoisse se calmera ou s'affirmera au regard de celle qui lui donnera les outils pour entrer dans sa vie à lui.

Première récré. Les petits gars en gris et marrons iront soulever les juppes des fillettes indignées dérangées dans leur partie d'élastique. Elles feront leurs coquettes et lanceront des oeillades aux garçons turbulents.

Ce soir, sa maman aura étrainé les premier plats d'hiver. Tandis que la pénombre de plus en plus précoce masquera la pluie et la grisaille, le petit garçon lira en suivant de son doigts les quelques lignes que sa maîtresse lui aura enseignées.

Dans la cuisine, les vitres se couvriront de la vapeur qui s'échappe de la cocotte, et ça sentira bon ...

Il y a bien longtemps que les rentrées n'ont plus la saveur des marrons grillés et des pots au feu. Il y a bien longtemps que les platanes n'ont pas donné le poil à gratter qui s'emmèlera dans les sous-pulls criards. Et de part la nature, jamais ne sera là le temps de tenir la main de son petit garçon, de l'habiller en gris pour la rpemière fois de l'année, de le prendre par l'épaule sous le prétexte de l'abriter. Jamais pour le petit garçon ne sera cuisiné un bon plat de famille pour qu'il accèpte les nuages qui pleure et la nuit qui tombe trop vite et l'empêche d'aller jouer dehors après s'être exercé aux outils pour entrer dans sa vie à lui.

Et puis de toute façon, même si la fenêtre ment, on n'est qu'en juillet ...
par Mathieu publié dans : Mon p'tit coeur tout mou
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Jeudi 12 juillet 2007
Tu n'es pas la réponse à tous. Désolé. Je sais que c'est ce que tu voudrais. Mais j'ai encore, ça et là, des manques et des blessures, des sur-pleins et des brisures, des choses que tu ne pourras jamais combler, soigner, alléger ou recoller.

Tu n'y es pour rien. Ne le prends pas pour toi. Tu remplis à merveille chaque instant qui s'y prête. Tu offres à chaque moment tout ce qui manque et que je ne sais trouver seul. Tu remplis magnifiquement ton rôle de compagnon, d'épaule et de soutien. Tu te prêtes aussi aux caprices de ma fierté en me lançant de temps en temps des appels à l'aide.

Mais
par moment, bien que tu sois là, juste à côté de moi, ton regard posé là et ta main sur ma cuisse, je me sens vide. J'ai appris dans la violence à dompter ce sentiment. J'ai appris à le combler et à lui trouver des échapatoires. Je m'étais construit un quotidien sur mesure à son encontre. Ce que je ne sais pas, c'est comment ne pas te l'imposer. Comment ne pas te faire ressentir mon vide. Comment ne pas te faire sentir impuissant et inutile. Alors que tu n'y es pour rien ! Tu suffis à la place que tu as dans ma vie ! Mais il y a d'autre places vacantes, et toi, tu n'as rien à y faire ...

J'ai besoin de mes amis. Et d'autres encore. Plus nombreux et différents ! Rendez moi plus vivant et riche ! Ouvrez moi les yeux vers d'autre cardinaux ! Putain ! Faites peter les couleur ! Que les odeurs s'ensuivent ! D'autres paysages ! D'autres langues ! D'autres cultures ! Putain ! Plus ce quotidien ... Plus ce gout de rien ... Plus ce risque de ruiner tout lendemain ...

Ce n'est pas de ta faute. dans ma vie amoureuse, tout va bien. Dans ma vie intérieure, je m'ennuie. C'est tout.
par Mathieu publié dans : Mon p'tit coeur tout mou
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Mercredi 11 juillet 2007
Je le vois tous les matins ou presque. Disons, quand les jeunes qui se jettent sur les pare-brisesne sont pas là, lui il y est. Il attend tout le temps le passage du feu au rouge assis sur le garde-fou en zinc de la sortie d'autoroute.

Dès que l'indicateur nous sommes de nous arrêter, il se lève calmement.

Il est rondouillard. Il a une démarche de culbuto, faisant, presque péniblement, passer ses jambes l'une devant l'autre en élançant son bassin imposant.

Comme les hommes de cette partie de l'Europe de l'Est, latine en ses chaires, il arbore un teint indéfinissable, d'olive, un peu sableux, terne et poussiereux.

Cet homme est bon, ça c'est sûr. Il s'approche de la vitre du conducteur avec sa petite écuelle. Pour diverses raisons propres à mon histoire et à mes convictions, je ne donne pas. Non que je ne sois pas charitable, mais je dispense ma charité autrement.

Certes, il attend de l'argent. Mais il ne l'exige pas. Ce qu'il exige, c'est un infime témoignage du respect qu'il inspire.
Tacitement, il sais que le jeune gars dans la petite voiture grise ne lui donnera pas d'argent. Mais il sait que chaque jour on aura un échange. Il s'approche, je le salue d'un hochement de tête et d'un sourire. Alors il sourit à son tour, faisainy danser sa petite moustache. Il lève sa main de façon étrangement majestueuse et prononce un petite message en Roumain, langue reconnaissable, aux sonorités à la fois slaves et latines.
De ce que je sais des superstitions et des us roumains, j'aime à croire que cette petite incantation est une prière. Comme une bénédiction. Une absolution.
Et pendant ce temps son regard bienveillant continue de sourire.

Mais ce matin, il n'était plus le même homme.

Losrque le feu est passé au rouge, il est resté assis sur le garde-fou en zinc. Il n'a pas levé la tête quand la première voiture s'est arrétée à son niveau. Il a gardé au sol son regard fixe et pour la première fois éteint.

Cet homme aujourd'hui prend le temps de penser, et c'est ce qui le tue. Cet homme regrette-t-il son exil ? C'était peut-être pas si mal son berceau ... Cet homme a les idées sombres et plus aucune bienveillance, ni même à son égard.

Je ne suis sûr de rien, mais je pense que cet homme finira où il a commencé, dans la pauvreté familière de sa Roumanie. Du moins je l'espère. Ce qui m'effraie, c'est qu'il ait eu l'idée d'aller finir sur l'asphalte de l'autoroute derrière le garde-fou de zinc.


par Mathieu publié dans : En un regard
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