Lundi 20 novembre 2006
Y en a qui disent  "on nous vole la musique et télécharger c'est pas bien car ça tue la création artistique"
Ok le piratage c'est pas bien. On le sait. Mais la musique n'a quà être moins chère ! Pourquoi à Montréal un CD coûte environ 10 $ ce qui fait grosse modo 8 € alors qu'ici faut tabler sur 20 € ?
Et le prix du téléchargement légal ! 1 € le titre qu'on peut même pas mettre sur CD ni sur son iPod à moins de l'acheter sur iTunes ..

Nul !
Bref.

Alors y a des artistes plus malins que les autres qui pour le prix d'un CD proposent un super CD. Comme Zazie qui propose dans le digipack de Rodéo non pas un CD Stéréo mais un SACD 5.1 + un DVD des clips ... Pour le prix d'un CD ... Et oui ...(et en plus cet album est magnifique et le concert, je vous dis pas ... j'en suis ressorti complètement appaisé de toutes les tensions qui me bouffent ...)

Et puis y a des communautés qui se forment pour rendre le téléchargement légal populaire et conforme aux attentes ... On a changé de façon de consommer de la musique. Alors qu'Universal cesse de pleurer sa galette et se mette au gout du jour ... Y en a même qui ont pensé à une nouvelle façon de rémunérer les artistes ...
Donc ci-après un article de Freenews sur une très génialissime initiative et une réponse à pas mal de problèmes ...

Bravo les gars ! ça c'est raisonner ... Et virez moi le dir marketing d'Universal !

-------------------------->>>>>>

Du MP3 plein les oreilles avec Airtist
Airtist   

Les sites de téléchargement légal se diversifient. Malheureusement, le prix est bien souvent prohibitif, les restrictions de format très strictes et les protections anti-copie omniprésentes...

Airtist propose de télécharger de vrais fichier MP3, sans DRM ni protection quelconque...

L'utilisateur peut choisir entre l'achat simple de la musique (à partir de 0.20 le morceau, tarif défini par l'artiste), ou le téléchargement gratuit soumis à l'affichage d'une page publicitaire de 30 secondes...

Ce concept intéressera tant d'internautes que d'artistes, et participe à l'évolution du téléchargement de fichiers MP3 standards et universels, sans DRM ni restriction quelconque...

Bonne écoute ! ;)

  • Découvrir la communauté Airtist.
  • par Mathieu publié dans : Au gré de mes divagations
    ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
    Jeudi 5 octobre 2006

    Comme des violons incessants qui nous ennivrent, le vent de l'automne s'est levé pour que l'on y tourbillonne.

    Aspirés dans sa tourmante, nous avons dégusté ses âffres il y a quelques jours quand, annonçant son arrivée avec prétention et panache, il a soufflé sur nous arrachant ça et là les érections humaines qui tentaient de barrer son passage.

    Avec le vent d'automne, la pluie et la fraîcheur. L'odeur de sous-bois engendrée sous les feuilles noctures, révélées par les rayons tenaces du soleil matinal. Réchauffant en surface la terre meuble que l'eau glace en profondeur, incitant les humus et moisissures à coincider en cèpes ou en mortelles délicatesses, les faisceaux luttent encore un peu avant d'être englouttis dans le coton nuageux hivernal.

    L'automne a d'autres générosités. Sa nature offre des moments délicats et souvent confortables.

    Se pencher sur la vigne pour saisir une grappe ronde et sensuelle, l'arracher délicatement de son sarment pour la croquer à pleine dent et sentir couler en soi le jus doux et riche qui donnera dans quelques mois un vin fin et charnu.

    Toujours tout pres du sol, ouvrir avec précautions les bogues aggressives des chataîgnes échues sur le bord de la route. Rentrer dans son chez soi engoncé dans son pull, cuisiner toute l'abondance de la saison.

    Ce matin, l'automne calme est posé sur la campagne girondine. Le caracteriel été indien a cédé sous la sagesse du nuage enveloppant des brumes saisonnières. La ville peu à peu se prépare à hiberner. Comme une volute soporiphique, le brouillard calme les rues lasses de l'agitation estivale.

    Les choses s'endorment. On s'engourdit. On se blottit dans les épaisses couettes que l'on a ressorti de l'armoire. On recherche le confort pour s'y lover pendant les quelques mois léthargiques qui s'annoncent.

    On se prend à réver même en pleine journée. On contemple le blanc. Notre esprit vagabonde sur cette toile immaculée. Peu à peu, on tombe. Dans le gris les yeux. On baisse à gauche nos pensées. On se prend à se rappeler. On se laisse emporter par la mélancolie.

    Tout vrille en nostalgie. De l'odeur des légumes moulinés par maman. Du calin enlacé de l'Autre que l'on aimait, retrouvé enfin tandis que la chaleur nous libérait de sa suffocation.

    Juste avant que l'hiver ne glace tout, on s'endort peu à peu, on se love au mieux, on prépare notre couche, on y attent celui qui dormira contre nous pendant les mois rigoureux qui se trament derrière l'automne.

    par Mathieu publié dans : Au gré de mes divagations
    ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
    Mercredi 20 septembre 2006

    Hier, en marchant dans mon quartier, j'ai encore une fois vu ce nom. Ce théâtre qui, il ne s'en souviendrait plus, m'avait offert mes premiers pas sur scène.

    A deux pas de mon nid. Ce morceau de moi me ramène sans le faire exprès à mes 12 ans.

    Je ressens à chaque fois le contact du bois sous mes pieds nus. Irrégulières et grossières, les planches vaguement polies nous offrent un terrain vierge. Une terre en friche que nous grimerons de nos mots, de nos pas et de notre volonté de vous conduire ailleurs pendant quelques dizaines de minutes.

    Je referme les yeux sur le noir des coulisses, ces chambres de chuchotements, antichambres de l'éclat. Tout y est calfeutré. Les coulisses accueillent nos attentes, nos angoisses, les rires silencieux et les pleurs étouffés de notre complicité. Notre trac aussi. Tapis dans l'obscurité de leurs entrailles, on se protège encore un peu avant d'être balancés en pleine lumière.

    L'odeur des rideaux me revient alors. Cette odeur légère, étrangement agréable, et familière à chaque théâtre, de renfermé, de manque d'air, d'humidité et de moisi. Ils ne sentent pas mauvais. Quand on sent ça, on sait que l'on y est. On n'est plus en "répèt", on n'est plus à plusieurs mois de la première ... On n'y est ... Cette odeur vient de ce qui caractérise le théâtre comme Art : le manque. Manque de temps. Manque de moyen. Manque d'entretien.

    Toutes ces choses qui font l'âme d'un théâtre pour un comédien. Tous ces indices qui font qu'un seul des sens nous est nécessaire pour y trouver notre chemin. Ce sont tous les bienfaits du théâtre et tous les souvenirs que j'ai hurlés sur les planches pendant de nombreuses années qui ressurgissaient sur mes lèvres par un sourire en coin, dans mes yeux par un éclat espiègle et dans ma tête en odeurs, visions et carresses, et ce à chaque fois que je voyais, depuis ma porte, le nom de cette troupe à laquelle j'avais appartenu jadis.

    Hier soir j'ai eu envie d'aller les voir et le dire tout ce qu'ils m'avaient permis de faire.

    Par chance j'ai pu voir le metteur en scène de l'époque. Bien sûr je n'étais qu'un étranger pour lui. Mais j'ai tout de suite reconnu sa queue de cheval pittoresque et son bouc mousquetaire. Il n'aurait pas pu cacher ses obédiances théâtrales à qui que ce soit. On a reparlé du spectacle. Le regard perdu en haut à gauche de sa mémoire, il se souvenait de sa prouesse : 80 ados défavorisés sur la scène de Mont de Marsan. Tous à canaliser. Quel succés !

    Il m'a demandé ce que j'avais fait depuis. On a parlé des nombreux souvenirs que j'avais gravés sur les planches de quelque théâtre ... Les yeux dans le vague passé, le coeur en passion ... Le virus était toujours là. Je ressentais le besoin de revivre encore ça. D'offrir au grand jour ce que j'avais en moi. De faire rire et pleurer d'une histoire par mon histoire. De sublimer mon vécu à travers quelqu'un d'autre. Mon personnage. Quel qu'il soit. Me rétablir dans le corps, les vêtements et la vie d'un Don Juan, Bois d'Enghien, Phèdre ou Pelleas pour m'évader un peu et avoir le droit de dire tout haut ce qu'il ressent tout bas ...

    Et c'est ainsi que nous l'avons décidé. C'est ainsi que c'est reparti. C'est ainsi que depuis hier soir j'appartiens de nouveau à la troupe du Théâtre en Miette ...  

    par Mathieu publié dans : Au gré de mes divagations
    ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander

    A l'écoute ...



    Eh oui ...

    Parlez de moi ...

    Cliquez ici pour recommander ce blog
    cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus