Mercredi 16 janvier 2008
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13:01
Je crois que mon ambition a atteint sa limite.
Voilà. Je sais jusqu'au je peux aller et grâce à Dieu, je sais que mes dents longues n'ont pas trop bouffé mon éthique.
C'est un constat très important pour moi.
Jusqu'ici, je pensais que les compétences et les qualités professionnelles à elles seules suffisaient à assurer une progression constante dans l'univers professionnel.
Je pensais que, étape par étape, on gravissait les échelons en engrangeant toujours de nouvelles compétences, puis en les mettant en oeuvre, en obtenant la reconnaissance de ces nouvelles
compétences ... et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on en ait marre de progresser et qu'on se mette à se laisser glisser tranquilement vers la retraite à une place confortable et assise.
Tu parles ! Il arrive un stade où avoir afit ses preuves ne suffit plus ! Il faut bouffer les autres pour y arriver. Pire que ça ! Il y en a qui sont tellement passés pros dans l'art du lechage de
cul, suçage de queue et bouffage des autres qu'ils n'ont même pas besoin de qualités professionnelles pour y arriver !
Et travailler avec ses arrivistes là, c'est pas toujours facile.
Pour le moment, je suis arrivé aussi haut que mes compétences et mes connaissances pouvaient me le permettre. En gardant mon éthique, ma franchise et mon libre arbitre, je me suis mis en danger. Si
j'avais voulu rester sur la pente ascendante, j'aurais dû mentir, lécher des culs en attendant qu'on me laisse le feu vert pour bouffer les autres.
Et bien ça, c'est pile poil la limite que je n'ai pas voulu atteindre. Je suis resté sur mes positions et quand on m'a demandé ce que j'en pensais, j'ai dit ce que j'en pensais, et non pas ce qu'on
attendait de moi.
Maintenant, je suis passé de "en lice" à "dans le collimateur". Mais au moins, j'ai la tête haute et mon âme n'est pas blessée d'une auto trahison.
Par contre, maintenant, j'en paie les conséquences ! Je sais que dès qu'on aura plus besoin de moi, je vais pas faire long feu !
Et ben tant pis ... je vais me repositionner au même point qu'aujourd'hui, ailleurs. Et peut être qu'au bout de quelques temps, la pente remontera un peu !
En attendant, j'ai trouvé mon équilibre et ce qui est sûr c'est que je ne suis pas près de transiger sur mon éthique pour réussir ma carrière.
Par Mathieu
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Publié dans : Debout !
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Mercredi 9 janvier 2008
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16:27
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Stooooooooooooooppppppppp !
Stop , ça suffit ! J'ai assez laissé tourner. Je me suis retrouvé aspiré par le syphon de mes angoisses, et au lieu de me poser et de me laisser porter je me suis épuisé à lutter et relutter contre
une chutte inéluctable !
je le sais pourtant que quand c'est la merde c'est la merde ! Je ne vais pas me la jouer Don Quichotte et me battre contre des moulins à vent !
La seule solution : me poser 30 secondes, évaluer rationnellement les possibilités, les options, les fins possibles, et essayer de préparer des parades à toutes les situations en attendant que le
jeu revienne à moi !
Ah ! Ben ça va mieux ! Je suis soulagé ! En fait je n'ai qu'à attendre !
Oui, bon presque. Je vais quans même préparer un plan B, et même un C et un D tant qu'on y est ! Car ma bonne étoile à la fâcheuse tendance à me laisser en plan PILE au moment où j'en ai le plus
besoin. Donc, je ne peux compter que sur moi.
PROBLEMATIQUE : Au boulot c'est la cata. ça fait plus de 3 ans que je suis le calife à la place du calife. Je suis sous les ordres d'une nana dont le talent se situe entre le nombril et les genoux,
et en tant que son bras droit, comme elle dit, j'ai l'immense privilège de me tapper tout son boulot, de surveiller ses dossiers, d'encadrer un tant soit peu l'équipe ... Elle reste sur le devant
de la scène, dit bonjour à la dame, fait des sourires pour la photo, mais il faut pas lui en demander plus. En échange de mon bon et loyal dévouement, elle a fait jouer ses relations (qui a dit
sexuelles ? ;-)) pour que je puisse jouir de certains avantages : formations, revenus confortables et un grande grande grande autonomie ! Teu !
Oui, vu comme ça, il y a plus mal lotti. Sauf que depuis quelques temps, ben le deal ne me convient plus du tout.
D'une part, il y a quelques temps, nos dirigeants lui ont subtilement signifié qu'elle se reposait un tantinet trop sur moi et qu'il allait falloir les convaincre de son utilité. Depuis, la
tigresse (surnom donné par mon directeur) se débat pour essayer de se rendre utile, comme une maman dont les enfants sont partis depuis trop longtemps et qui essaie de donner le biberon à leur
progéniture, histoire d'être encore là pour quelque chose.
Donc, elle essaie de travailler ! Sauf qu'elle n'y arrive pas ! Donc maintenant, non seulement je continue à me farcir une grosse partie de son boulot, mais en prime je dois rattrapper ses
conneries et ses oublis et la surveiller comme du lait sur le feu !
Franchement, vallait mieux qu'elle ne fasse pas grand chose ... étrangement, je préférais.
En plus, afin que je puisse être dédommagé de mon implication sans limite et de ma disponibilité intégrale, sans pour autant trop officialiser la situation, on a trouvé un subterfuge : j'ai pris en
charge une partie de mon travail en free-lance, ce qui m'assure un revenu complémentaire non négligeable. C'est très bien sauf que c'est vachement risqué pour moi dans la mesure où la source peut
se tarrir du jour au lendemain, ce qui évidemment ne serait pas cool du tout ! mais alors du tout !
Elle se permet aussi de me faire retomber ses conneries dessus, histoire de redorer son blason et de ternir le mien. Je ne pense pas qu'on accorde une grande valeur à ses pirouettes, d'autant que
dès le début on m'avait prévenu de ce trait de sa personnalité, mais j'avoue que je ne me sens pas serein sachant qu'à tout moment je pourrais endosser, sans le savoir, des responsabilités qui ne
sont les miennes.
Enfin, si les années passées m'ont permis d'acquérir une expérience solide et riche dans un domaine passionnant, l'absence de reconnaissance réelle pourrait me reconduire à la case départ en cas de
changement de crêmerie.
Je mesure en ce moment le caractère bancal et précaire de ma situation, et ceci m'effraie beaucoup. J'ai pleins d'options, dont quitter mon emploi pour un autre. Ceci dit, dans mon domaine
d'activité, les offres ne font pas légion, et retrouver un boulot aussi interessant à Bordeaux me semble très très difficile. Je dois donc envisager un nouveau départ. Mais en attendant, j'ai
besoin que mon travail réel soit considéré réellement afin de repartir ailleurs là où je me serais arrêté.
J'ai un peu fait part de ma volonté de reconnaissance et de mes doutes quand à un avenir pour le moins incertain. J'ai proposé des formations qui pourraient bien s'avérer très utiles dans mon futur
professionnel, et j'ai suggéré une évolution de mes conditions d'emploi, histoire de ne plus être le petit assistant que j'étais il y a 4 ans.
J'espère que mon appel sera bien perçu. J'ai bien peur que, me sentant lui échapper, elle mette tout en oeuvre pour faire passer ma requête pour un caprice et bloque non seulement mon accession
mais aussi mes plans B, C et D dans le marasme qui dirige en huis-clos toute l'activité de notre belle région pourrie par le sceau de la bourgeoisie bordelaise à laquelle je ne fais décidemment pas
partie, Dieu m'en préserve !
Prochaine étape : je suis convoqué à un entretien lundi. Et j'avoue que ça ne me rassure pas du tout ...
De toute façon, Alea Jacta Est !
Par Mathieu
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Publié dans : Debout !
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Lundi 31 décembre 2007
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12:54
Par Mathieu
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Mardi 13 novembre 2007
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12:07
Je me promène sur la toile. De clic en clic, je saute
de page en page, de blog en blog.
J'apprécie ce forum qui accueille les cris de ceux qui jusqu'ici n'avaient qu'à fermer leur gueule. Ces Monsieur-N'Importe-Qui qui vibrent bien plus que la plupart des cons à qui on donne la parole
dans la vraie vie. Et finalement je me dis que la vraie vie est peut-être ici.
Je parcours les blessures, caresse les frissons. Je compatis aux meurtrissures et vibre aux grands bonheurs. Comme par procuration, je cherche à y revivre des brûlures, m'efforce de m'y
reconnaitre, dans ce que je lis, dans ce que je vois. Je me rappelle aussi qu'avant, j'avais besoin de cet oratoire pour y larguais les lestes de mon dégout et de ma douleur.
Je me rends compte qu'en ce moment, ce que je peux y dire est bien indigent face à ce que je peux y lire. Je le déplore un peu, en fait, mais ma rage somnole et mon rôle à présent est plus de
sentir la trace des autres que d'y laisser la mienne.
Je saute donc de page en page, de blog en blog. Je m'y mets en colère pour ceux qui les écrivent. Je m'y plonge quelques minutes dans la tristesse de ceux qui en chient. Je me rappelle. Je n'oublie
pas.
J'aurais bien des combats, des insultes et des coups de poignards à revenir jeter. Mais pour l'instant, je préfère assister au spectacle des âmes de ceux qui sont plus meutris que moi. Je n'en suis
pas moins présent. J'en suis juste un peu moins acteur.
Par Mathieu
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Publié dans : Mon p'tit coeur tout mou
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Vendredi 9 novembre 2007
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10:34
Faut que je me bouge le cul pour perdre le petit ventre qui s'installe : je me sens pas bien dans mon corps et je voudrais retrouver ma ligne
Faut que je tape du point sur la table pour faire valoriser tout mon engagement au travail : j'en ai marre d'être l'éminence grise et de bosser pour la gloire des autres
Faut que je range le putain de bordel qui jonche le sol de ma chambre : j'empêche mon homme de se sentir à l'aise et de s'installer comme il faut
Faut que je mette de l'argent de côté et que j'arrête de dépenser à tort et à travers : j'ai un vieux rêve à réaliser et je ne veux pas regretter ça aussi
Faut que j'arrête d'être gentil et de concéder systématiquement : je commence à être rongé d'amertume et à me perdre dans le compromis ou le baillonement que je m'impose
Faut que je crie aussi fort que ceux qui pense détenir la vérité : j'ai mon mot à dire, mes opinions n'ont pas moins de valeur parce que je "manque de culture" et en tous cas elles sont les
miennes
Faut que j'arrête de me faire du soucis pour les autres : clairement ils s'en fouttent et je me le prends dans la gueule, tôt ou tard
Faut que je m'engage dans les combats dans lesquels je crois : je me sens inutile et j'ai besoin que ma voix soit entendue
Faut que je relève quand on me blesse ou qu'on m'insulte : je ne suis pas uns serpillère et je ne souffre plus la condescendance du nombre
Faut que je lève la tête et que je sois fier de ce que je suis : je me suis construit ainsi et je n'ai pas à me cacher ni à me nier
Ce qui est sûr dans tout ceci, c'est que je dois m'affirmer d'avantage et défendre mon individualité, mes idées, mes choix et ce que je suis au plus profond de moi.
Je suis blessé ce matin. Je n'attendais rien d'avoir tendu la main mais certainement pas de m'en prendre une en retour. Certes. C'est compris. Dorénavant je n'essaierai plus d'aider ceux qui sont
trop fiers. Je ne ferai que masquer la misère sous le champagne et les cotillons. Si celà suffit à l'amitié ... Etrange. Je n'aurais pas pensé ! A croire qu'une fois encore je me suis trompé.
Par Mathieu
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Publié dans : Mon p'tit coeur tout mou
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